Le principe
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Le principe de la technologie Un SIG est un système qui permet de gérer l'information géographique.
Au cours des temps les SIG ont fait l'objet de plusieurs définitions;
deux d'entre elles présentées ci-dessous paraissent tout de même assez
proches : · "le système
SIG est un système de gestion de base de données pour la saisie, le stockage,
l'extraction, l'interrogation, l'analyse et l'affichage des données localisées"
(PORNON, H., 1992). Cette première définition du SIG est orientée vers
les besoins des utilisateurs. · "un SIG
est un ensemble de données repérées dans l'espace, structurées de façon
à pouvoir en extraire des synthèses utiles à la décision" (DIDIER
, M., 1990). Cette seconde définition est davantage tournée vers
les besoins des décideurs. Un SIG apparaît donc à la fois comme un outil
de gestion pour le technicien qui, au quotidien, assure le fonctionnement
d'un certain service et un outil de décision pour le décideur. En
définitive on peut retenir qu'un SIG est un système informatisé (matériels
et logiciels) capable de gérer,
d'analyser et de représenter des données géographiques pour aider à la
compréhension des phénomènes d'aménagement et de planification
. Le but ultime du
SIG est de fournir une base de prise de décision, dans tous les domaines,
à partir des données satellitaires notamment dans les secteurs de la socio
économie (ainsi que d’autres domaines comme la recherche pétrolière). En
touchant à tous les secteurs d'activité, l'utilisation du SIG a dépassé
sa fonction première ou plutôt le cadre dans lequel on voulait le confiner
qui était essentiellement la cartographie. Aujourd'hui cette utilisation
va beaucoup plus loin notamment dans l'analyse économique et environnementale;
elle fournit également des éléments de simulation qui permettront aux
statisticiens d'influer sur les décisions futures en attirant l'attention
des décideurs à partir des résultats de la simulation. Par la suite, vers
le milieu des années 90, la qualification de l'information collectée a
élargi le champ de ces définitions pour tenir compte d'une part, des différents
types et formes d'informations que les satellites sont capables de restituer
sous une forme adaptée à la combinaison et à l'analyse statistique; et
d'autre part, de l'élimination des cloisons de l'information de décision
en ce qui concerne la préparation, la mise en oeuvre et l'évaluation des
programmes de développement : on parle alors de métadonnées. Les
modèles de données tabulaires peuvent comprendre n'importe quel type de
données géographiques ou non. C'est le contenu de la table qui en déterminera
l'utilisation. Les données peuvent être destinées soit à l'affichage direct
(comme des tableaux sous Excel, sous Lotus, des bases de données brutes,
autres formats bruts) soit à servir d'attributs à des données spatiales
(comme des données provenant de ORACLE, de INGRES, de SYBASE, INFORMIX,
DBASE, INFO, des textes délimités, etc.). Ainsi
la notion même de géographie a évolué en s'élargissant et en se diversifiant
vers de nouveaux concepts comme: · la géomatique
qui se veut être une science globale qui couvre l'étude des interrelations
de phénomènes géographiques, économiques, socio-économiques et humains
(géomarketing, géosociologie, géoplanning,
etc); · le géocodage
qui permet d'afficher sous forme de points et sur une carte, des données
tabulaires contenant des adresses. Comme
toute science, l'économie est mise en oeuvre à partir d'hypothèses que
nous avons souvent tendance à oublier en nous concentrant sur les résultats
des théories élaborées à partir de ces hypothèses conventionnelles. Le
marketing opérationnel utilise ces hypothèses en modifiant les conditions
de leur validité faisant ainsi d'elles des cas d'application particulière
d'un modèle plus élaboré. La prise en compte des paramètres environnementaux,
dont la manifestation n'est plus à rechercher, relativise la pertinence
des théories économiques et la portée des outils qui y sont dérivés. L'élargissement
de la base de construction des concepts et des champs d'application de
l'économie classique a donné de nouvelles applications et utilisation
des systèmes d'informations géographiques par les statisticiens. Les systèmes
d'informations géographiques sont alors devenus des outils de développement
économique dont il convient aujourd'hui de reconnaître les effets bouleversants
et révolutionnaires qui, pourtant, ne contestent pas les concepts établis
mais pose la nouvelle problématique de mesure des concepts jusqu'ici utilisés
en sciences économiques et en sciences sociales. Ainsi,
pourrait-on définir un système d'information géographique (SIG) comme
un outil de prise de décision économique dans une perspective de durabilité
et qui intègre de façon systématique les fonctions environnementales et
leur impact sur le développement économique, social et culturel. La
dimension environnementale étant intrinsèque aux variables géographiques,
le SIG devient alors un élément de structure fondamental dans la création
et la gestion des bases de données géoéconomiques. Cette spécificité en
fait un outil puissant d'analyse et de développement économique durable.
Toutefois, cette puissance apparente ne naît pas ex nihilo.
Elle est construite et entretenue par les hommes et aussi par les
structures dans lesquelles évoluent ces hommes. La richesse d'un SIG est
fortement dépendante de la richesse de l'information qui charpente les
bases de données qui la constituent. La gestion efficiente des bases de données
générées par le SIG est actuellement cruciale pour les statistiques environnementales
en vue de mettre à la disposition des décideurs des données fiables et
précises pour les aider à prendre des décisions optimales afin de mener
une politique de développement durable. |